








Le renforcement des capacités des jeunes des différentes confessions religieuses sur le dialogue interreligieux et la cohésion sociale s’est tenu le 7 et 8 février 2025 à la grande salle du centre culturel d’Elavagnon dans la commune Est-Mono 1. Cette formation est organisée par l’ONG Wanep-Togo, qui est une organisation de la société civile togolaise qui a vu le jour et qui travaille depuis 2002 dans notre pays sur les questions de gestion des conflits et la consolidation de la paix, en collaboration avec l’institut de recherche allemand GIGA. Elle a regroupé toutes les confessions religieuses, avec 26 participants venus de tous les contrés de la commune Est-Mono 1. Après accueil et installation des participants, ils ont suivi le mot de bienvenue du représentant de Wanep-Togo, monsieur AYIH Amah Léonce, chargé du programme alerte précoce et prévention des conflits à Wanep-Togo suivi de la représentante de l’institut de recherche GIGA, madame KOEBRICH Julia, chercheure à l’institut de recherche GIGA à Hambourg en Allemagne . Dans son allocution, le représentant de Wanep-Togo a souligné que les conflits interreligieux peuvent être un levier sur lesquels les groupes djihadistes ou terroristes s’appuient pour faire du mal à une localité ou à un pays, alors nous pouvons changer la donne. Il se trouve que les nations unies et d’autres institutions internationales comptent sur la jeunesse pour changer le paradigme, car, la jeunesse est l’espoir pour changer véritablement cette donne, c’est le but de la rencontre dans cette salle ce matin ici à Elavagnon. Une question fut poser aux participants de savoir est-ce qu’on peut compter sur eux enfin de changer la donne?, les jeunes ont répondu affirmativement qu’on peut compter sur eux et restent disponibles à accompagner le projet. Wanep-Togo crois qu’on peut construire un Togo, où chaque acteurs, qu’ils soient étatiques, de la société civile ou un citoyen lambda doivent conjuguer ensemble leurs efforts dans la non violence et en respectant l’idéologie de chacun et chacune enfin de bâtir notre nation.
Monsieur AKABA Koffi, Maire de la commune Est-Mono1, dans son discours d’ouverture de la formation a remercié le représentant de Wanep-Togo monsieur AYIH Amah Léonce ; la représentante de l’institut de recherche GIGA, madame KOEBRICH Julia et sa collaboratrice madame BENESCH Theodora, et les autres membres de l’équipe Wanep-Togo. Il a adressé ses cordiales bienvenues aux participants et les a instruit qu’ils sont la première vague à bénéficier d’une formation dans cette nouvelle salle du centre culturel de la commune Est-Mono1 et de créer un dynamisme pour faire fonctionner une machine humaine comme celle là qui suit cette formation, à faire des activités régulières de temps en temps. Il les a exhorté qu’à la suite de la formation d’être le noyau communal à œuvrer pour la cohésion sociale, le vivre ensemble et à combattre les conflits interreligieux enfin de mettre hors de notre commune l’extrémisme violent. Après l’allocution du Maire, les participants ont reçus les informations sur les dispositions pratiques à savoir la mise en mode silencieux de leurs portables, pas de sous groupe et le respect mutuel qui doit régner entre les participants durant la formation. C’est suite à cela que les modules prévus pour le jour 1 ont commencé par être déroulé par le formateur. En effet, la journée s’est essentiellement consacrée sur la présentation du module introductive sur les enjeux et défis du dialogue des jeunes et la cohésion sociale au Togo qui est résumé, les jeunes comme mouvement sociale pour la paix; ils doivent déconstruire des préjugés et être des rassembleurs dans leur société; valoriser l’humain dans les actions de solidarité et à la bonne utilisation des réseaux sociaux en intégrant des valeurs d’ouvertures; en cultivant l’amour du prochain et en respectant la dignité humaine; dénoncer l’extrémisme religieux et les religions qui se croient supérieur aux autres. suivi d’un échange et débats sur les fondements de chaque religion, les trois religions ( christianisme, islam et animisme) partagent les mêmes valeurs qui se résument à la paix, l’amour du prochain, la tolérance, le pardon, l’union, la fidélité, la foi. Nous devons laisser nos frères et sœurs exprimer librement leur foi, ne pas les forcer à changer de religion et que ce soit leur propre volonté. La présentation du module, la tradition et la culture influencent les pratiques religieuses, par exemple la différence des chants chrétiens dans les lieux de culte d’une localité à une autre ou bien la différence qui existe dans la manière de prier des musulmans d’un pays à un autre. Le dernier module de la journée sur le concept la religion comme facteur d’union ou de division : la religion comme facteur d’union doit promouvoir les initiatives interconfessionnelles, les croyances partagées, renforcer la cohésion sociale, principes rassembleurs, valoriser l’humain, action de solidarité, la vision commune, la compassion, la coopération entre les jeunes, l’amour du prochain, bonne pratique spirituelle, dénoncer l’extrémisme religieux, identité commune, unie les individus, le respect de la diversité, l’intégration des valeurs d’ouvertures, l’entraide, la conscience collective, une société stable et harmonieuse, accueil de l’étranger et le respect de la dignité humaine.
La religion comme facteur de division, c’est une religion qui prône les divergences dogmatiques, sa religion supérieur, les interprétations fondamentalistes, les discours d’exclusions, l’instrumentalisation de la foi, les conflits interreligieux, l’opposition des groupes religieux, l’exacerbation des divergences doctrinales, l’intolérance.
Les activités du jour 2 ont commencées par une mise en scène des activités pratiques de l’engagement suivi d’une mise en scène en petit groupe et production des vidéos des hymnes, des chants et de la poésie composés par ses petits groupes et la présentation en plénière.
Un plan de retour a été défini par les participants qui consiste à sensibiliser par leurs actions personnelles à la maison, au service et entre camarades et des actions collectives qui consistent à organiser les jeunes autour d’un match de football et passer le message de sensibilisation lors du mi-temps, aussi identifier et envoyer les petits messages de sensibilisation dans des groupes WhatsApp. La restitution aux responsables religieux qui les ont envoyé et leur suggérer qu’il y ait une restitution plénière dans les différents lieux de culte.