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Dans le cadre d’une meilleure protection des enfants dans la commune Est-Mono1, le Ministère de l’Action Sociale de la Solidarité et de la Promotion de la femme en partenariat avec l’UNUCEF, qui a financé le projet à travers le fond d’affectation spéciale pluri-partenaire pour la migration (Migration MPTF), a organisé une séance de renforcement des capacités des acteurs et leaders communautaires pour lutter efficacement contre le phénomène de traite et de violence des enfants dans nos communautés. Cette rencontre d’échange a eu lieu au centre culturel de la ville d’Elavagnon, le mercredi 28 mai 2025 avec la participation du Secrétaire Général de la préfecture, du représentant du Maire de la commune Est-Mono 1, du Directeur Régional de l’Action social  plateaux, la chefferie traditionnelle, gardien de nos us et coutume, les leaders féminins, communautaires, religieux, les membres des commissions spécialisés, l’inspection des enseignements préscolaires et primaires, la direction préfectorale de la santé, les facilitatrices des ONG SAD et FAWE, les membres du club des enfants, les apprentis, les membres du bureau CCD et du COGEP/FF Elavagnon.

Le représentant du Maire dans son mot de bienvenue à saluer les participants pour la rencontre et les a invités à la bonne maitrise des pratiques et a relevé les défis existants en matière de traite des enfants dans la communauté à la suite de la rencontre.

Le Directeur Régional de l’action social des plateaux quant à lui a situé la rencontre qui consiste à outiller les acteurs de protection de l’enfant de compétences nécessaires pour lutter contre la traite à travers des actions de prévention et de prise en charge.

Le Secrétaire Général de la préfecture de l’Est-Mono, représentant le préfet dans son discours d’ouverture a remercié la nouvelle politique de l’Etat togolais qui vise à remettre la cellule familiale et la communauté au centre de l’éducation et de la protection de l’enfant. Ainsi, depuis 2018, l’Etat togolais et ses partenaires appuient les communautés dans l’organisation des dialogues communautaires et la mise en place des acteurs de protection de l’enfant. Cette activité a connu un succès dans l’analyse des problèmes de violences, d’abus et d’exploitation et surtout de la traite des personnes dans les communautés et la prise en charge des enfants vulnérables. Malheureusement ces acteurs de protection de l’enfant, quand bien même ils interviennent sur la traite, ils ne sont pas suffisamment outillés pour lutter efficacement contre ce phénomène, d’où le but de cette rencontre.

Le formateur a présenté deux modules lors de sa présentation, le premier  module, qui est consacré essentiellement aux définitions des termes « traite des personnes » et « le trafic illicite des migrants » ; les causes particulières telles que le décès du chef de famille, les divorces, les remariages, la violence domestique, la déscolarisation d’un enfant, les dettes et les mariages forcés qui poussent les individus à choisir de migrer et les causes institutionnelles qui sont de deux volets, d’un côté, les causes qui crées les conditions favorables à l’émergence de phénomènes de migration et de traite (absence d’école et de centre de formation public, non accès à l’eau, système de protection sociale dysfonctionnel, inégalités socio-économiques importantes entre régions…) et de l’autre côté, ce qui poussent à l’organisation de système de traite et d’exploitation on peut citer des politiques de répression  des jeunes, des politiques inappliquées de droits des travailleurs, la corruption des acteurs de lutte contre la traite.

Les différends critères d’identification des personnes en situation de maltraitance (observation de l’état de la personne et les circonstances de la situation, enregistrement et écoute initiale, entretien approfondi, orientation vers une structure de prise en charge) et les conditions d’accompagnement de prise en charge des individus en situation de violence à savoir : la coordination, l’accompagnement physique de la personne, l’accompagnement dans la réhabilitation de la personne, l’accompagnement dans la situation durable et le suivi par la structure de coordination du processus d’accompagnement.

Le second module de la présentation est consacré sur le cadre juridique d’application à la traite et au trafic illicite des migrants. Dans ce cadre juridique et pour le renforcement du système de lutte contre la traite des personnes, le gouvernement togolais a pris le 29 septembre 2021, le décret N°2021-104/PR portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la commission nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP).

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